Retraite à 62 ans en 2027 : “Ce sera notre première mesure” affirme le parti de Marine Le Pen

La réforme sur la retraite continue de faire débat. Et pour le parti de Marine Le Pen, il est hors de question de baisser les bras.

Après plusieurs échecs, Marine Le Pen compte bien retenter sa chance cette année lors de l’élection présidentielle de 2027. En effet, avec le départ d’Emmanuel Macron, la femme politique voit un sacré concurrent hors jeu. Et cette dernière compte bien tirer son épingle du jeu. Malgré ses problèmes avec la justice, Marine Le Pen se prépare activement pour ce moment tant attendu. Soutenu par Jordan Bardella, président du Rassemblement national compte bien séduire le plus de personnes avec sa vision. D’ailleurs son parti se montre très clair, notamment en ce qui concerne les retraites.

Une proposition qui ne fait pas l’unanimité

Le sujet des retraites suscite de nombreuses discussions. Notamment dans un contexte économique tendu. Un point sur lequel le RN affiche une opposition claire aux réformes. Invité sur le plateau de LCI en 2025, Jean-Philippe Tanguy a martelé son opposition avec fermeté. Pour le député Rassemblement National de la Somme, reporter l’âge de départ à 64 ans était un mauvais calcul qui ne permettra en rien d’éponger le déficit public. Du coup, impossible de s’accorder avec le calendrier du gouvernement. En effet, alors que le Premier ministre préconise de mettre le sujet sous cloche jusqu’à l’échéance présidentielle de mai 2027, l’élu picard balaye cette approche. Il refuse d’attendre la prochaine course à l’Élysée pour rouvrir ce dossier brûlant.

Le parti de Marine Le Pen cash sur la retraite

Lors de cet entretien, Jean-Philippe Tanguy n’avait pas caché son désaccord. “On aurait préféré que cette réforme soit abrogée dès le prochain budget”, avait-il insisté. Par la suite, cette dernière a assuré que cette mesure est la priorité du RN. “Revenir à la retraite à 62 ans, ce sera dans les premières mesures”, déclarait-il. Avant de poursuivre : “Cette réforme va coûter aux finances publiques, parce que ça a tellement d’effets pervers sur l’invalidité, sur les maladies chroniques, sur le chômage des aînés.” Toujours selon l’élu, la succession de débats sur ce sujet, malgré les décisions prises année après année, prouve que la solution n’a toujours pas été trouvée. Et le parti de Marine Le Pen compte bien faire de cette réforme sa priorité.

Retraite à 62 ans : dans les coulisses du grand écart stratégique du RN

Ce n’est pas la première fois que le parti de Marine Le Pen s’oppose. En juin 2025, le Rassemblement National avait déjà choisi de ne pas joindre ses voix à la motion de censure de la gauche. Rejetant ainsi une occasion en or de détricoter la réforme des retraites. Un choix assumé par Sébastien Chenu. En effet, le cadre du parti préférait alors temporiser jusqu’aux débats budgétaires de l’automne. Pour ce dernier, cette décision ultime était une mise en garde plutôt qu’un simple renoncement. Plusieurs mois plus tard, la ligne n’a pas bougé. En martelant sans relâche leur volonté de revenir aux 62 ans, les troupes marinistes cherchent à marquer leur territoire face à la concurrence politique.

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