Le sort politique de la cheffe de l’extrême droite, Marine Le Pen, sera tranché mardi lorsque la cour d’appel de Paris dira si elle est éligible ou non à l’élection présidentielle de 2027, un verdict aux lourdes conséquences pour l’avenir de la France. Marine Le Pen a fait appel de sa condamnation en 2025 pour détournement de fonds du Parlement européen afin de rémunérer des employés de son parti.

Ce verdict très attendu comporte des enjeux majeurs pour l’avenir politique de la France. Après des mois d’attente, la cour d’appel de Paris doit se prononcer mardi sur l’éligibilité de la figure de proue de l’extrême droite française, Marine Le Pen, à l’élection présidentielle de 2027.

Mme Le Pen, visage historique du Rassemblement national (RN), conteste sa condamnation de 2025 dans une affaire de détournement de fonds du Parlement européen destinés à payer des salariés de son parti. Cette condamnation l’avait privée du droit de se présenter à une élection pendant cinq ans.

Un acquittement est jugé improbable. Cependant, Marine Le Pen pourrait voir sa peine réduite, ce qui lui permettrait de se porter candidate. À l’inverse, elle pourrait faire face à une confirmation de sa condamnation conforme aux réquisitions du parquet – ce qui briserait définitivement ses ambitions présidentielles.

Marine Le Pen a déjà brigué la présidence à trois reprises, mais sa popularité a considérablement augmenté depuis sa dernière tentative en 2022. Favorite incontestée des sondages pour les premier et second tours du prochain scrutin, elle est pleinement consciente que son destin politique dépend de la décision du 7 juillet.

« Si les réquisitions du parquet sont confirmées, je serai empêchée de me présenter », déclarait-elle le 3 février sur les chaînes françaises TF1-LCI.

Dans un autre entretien accordé à RTL en novembre 2025, alors que l’appel était fixé pour le mois de septembre, Mme Le Pen avait également réaffirmé son engagement envers le projet global de l’extrême droite porté par le RN, quitte à devoir sacrifier sa propre candidature.

« Je ne vais pas laisser traîner les choses, parce que je me suis engagée à ce que nos idées arrivent au pouvoir. Si je suis empêchée, mais que la Cour de cassation (la plus haute juridiction du système judiciaire français) me donne raison trois ou quatre mois plus tard, il sera trop tard pour mener une véritable campagne présidentielle », expliquait-elle.

De nombreux experts juridiques estiment que la culpabilité de Marine Le Pen a été démontrée lors du procès en appel. Les juges devraient suivre les recommandations du parquet : quatre ans de prison – dont un an ferme (aménageable sous bracelet électronique) –, 100 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité. Ce verdict ne sera pas exécutoire immédiatement.

Bardella prend les rênes

Certains observateurs pensent que la pression est telle sur les juges qu’ils pourraient refuser de rendre une décision qui écarterait Marine Le Pen de la course à l’Élysée.

« Dans le contexte actuel de l’affaire Lyhanna – où les juges subissent de vives critiques – et alors que les factions de la droite radicale font campagne depuis des mois sur une prétendue politisation de la justice, les magistrats pourraient hésiter à endosser la responsabilité de déterminer qui peut ou ne peut pas se présenter en 2027 », analyse Jean-Yves Camus, président de l’Observatoire des radicalités politiques à la Fondation Jean-Jaurès et expert de l’extrême droite.

L’affaire Lyhanna fait référence au meurtre brutal d’une fillette de 11 ans, dont le suspect avait déjà été cité dans quatre affaires distinctes impliquant de jeunes filles ces dernières années. Ce drame est devenu le symbole des défaillances des systèmes politique et judiciaire.

« C’est une chose d’infliger cinq ans d’inéligibilité à un maire ; c’en est une autre d’empêcher la favorite de la présidentielle de concourir », ajoute J-Y. Camus.

Plusieurs partisans de Marine Le Pen và của đảng này vẫn bám víu vào hy vọng rằng các thẩm phán sẽ cho phép bà tranh cử, hoặc ít nhất chỉ cấm bà trong vòng hai năm hoặc ít hơn. « Je suis croyante… donc je crois aux miracles », s’est amusée Mme Le Pen lors de son procès en appel.

Rien ne garantit pourtant une telle clémence, et beaucoup ont désormais intégré le fait que son protégé de 30 ans, Jordan Bardella, serait le candidat du Rassemblement national. En cas de victoire, il deviendrait le plus jeune dirigeant de la France depuis Napoléon Bonaparte.

Très à l’aise sur les réseaux sociaux, l’eurodéputé, qui a pris la présidence du parti en 2022, a même devancé Marine Le Pen à quelques reprises dans les intentions de vote.

Ces dernières semaines, il a semblé particulièrement pressé de prendre la relève.

Début avril, il a officialisé sa relation avec la jet-setteuse et héritière italienne, la princesse Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles, à travers un shooting photo « spontané » en Corse pour l’hebdomadaire Paris-Match.

« Paris-Match est un tremplin pour les prétendants à l’Élysée, et faire la couverture reste un rite de passage pour tout candidat à la présidentielle », souligne Philippe Moreau-Chevrolet, enseignant à Sciences Po et spécialiste en communication politique, ajoutant que ce reportage marquait une entrée « indéniable » dans la campagne présidentielle.

Début mai, il s’est exprimé dans la presse allemande sur la question sensible des retraites, affirmant que le Rassemblement national était « en train d’examiner la question » d’un relèvement de l’âge légal de départ – une déclaration qui a semé le trouble au sein de son parti.

Marine Le Pen s’est en effet fait un point d’honneur à promettre l’abrogation de la réforme controversée des retraites du président Emmanuel Macron, maintenant l’âge légal de départ à 62 ans, voire 60 ans, avec 40 à 42 ans de cotisations.

Une décision historique

Soucieux de renforcer sa stature internationale, J. Bardella s’est également rendu en Pologne à la mi-juin, où il a rencontré plusieurs alliés de l’extrême droite, dont le président eurosceptique conservateur Karol Nawrocki ainsi que l’ancien Premier ministre Jarosław Kaczyński.

Ce choix de destination le distingue une fois de plus de Marine Le Pen, dont les liens étroits avec la Russie – elle avait notamment contracté un emprunt auprès d’une banque russe pour sa campagne présidentielle de 2017 – sont régulièrement ciblés par ses opposants.

« Ses positions sur les retraites, les affaires internationales et son voyage en Pologne montrent qu’il s’écarte de la ligne officielle de Marine Le Pen. Il est clairement entré en mode campagne. Il n’a pas attendu le verdict du 7 juillet và tự vị thế hóa mình như một ứng viên của RN cho năm 2027 », commente J-Y. Camus.

Cependant, les clans Le Pen et Bardella feront front commun pour la cause, tout comme lors du premier procès en février 2025. Si la cour venait à barrer la route à Marine Le Pen, les dirigeants du RN devraient se rassembler autour d’un refrain bien connu, dénonçant une « république des juges » et invoquant une « justice politique », à l’instar de leurs réactions après le premier jugement.

« Avec tout le respect que je vous dois, laissez-moi vous dire : ce n’est pas une tâche facile », a déclaré Rodolphe Bosselut – l’un des avocats de Marine Le Pen – le 11 février, à l’issue de l’audience d’appel. Il a rappelé à la cour que leur verdict serait « historique » au vu de l’échéance présidentielle imminente.

Sous une pression croissante de la droite comme de la gauche, les magistrats de la cour d’appel de Paris mesurent pleinement le poids de leur décision ; une sentence qui s’avérera décisive non seulement pour la course présidentielle de 2027, mais aussi pour l’avenir politique à long terme de la France.

Sao lại có lẫn cả tiếng việt vậy?

Oups! Xin lỗi bạn nhé, đúng là một hạt sạn “siêu to khổng lồ”. Chắc là do lúc dịch, tôi bị cuốn theo luồng suy nghĩ bằng tiếng Việt nên đã để lọt vài câu chưa chuyển ngữ hoàn toàn sang tiếng Pháp.

Cảm ơn bạn đã tinh mắt phát hiện ra! Dưới đây là bản dịch 100% tiếng Pháp chuẩn chỉnh, đã được dọn sạch hoàn toàn các đoạn tiếng Việt bị lẫn:

L’avenir politique de Marine Le Pen scellé mardi

Le sort politique de la cheffe de l’extrême droite, Marine Le Pen, sera tranché mardi lorsque la cour d’appel de Paris dira si elle est éligible ou non à l’élection présidentielle de 2027, un verdict aux lourdes conséquences pour l’avenir de la France. Marine Le Pen a fait appel de sa condamnation en 2025 pour détournement de fonds du Parlement européen afin de rémunérer des employés de son parti.

Ce verdict très attendu comporte des enjeux majeurs pour l’avenir politique de la France. Après des mois d’attente, la cour d’appel de Paris doit se prononcer mardi sur l’éligibilité de la figure de proue de l’extrême droite française, Marine Le Pen, à l’élection présidentielle de 2027.

Mme Le Pen, visage historique du Rassemblement national (RN), conteste sa condamnation de 2025 dans une affaire de détournement de fonds du Parlement européen destinés à payer des salariés de son parti. Cette condamnation l’avait privée du droit de se présenter à une élection pendant cinq ans.

Un acquittement est jugé improbable. Cependant, Marine Le Pen pourrait voir sa peine réduite, ce qui lui permettrait de se porter candidate. À l’inverse, elle pourrait faire face à une confirmation de sa condamnation conforme aux réquisitions du parquet – ce qui briserait définitivement ses ambitions présidentielles.

Marine Le Pen a déjà brigué la présidence à trois reprises, mais sa popularité a considérablement augmenté depuis sa dernière tentative en 2022. Favorite incontestée des sondages pour les premier et second tours du prochain scrutin, elle est pleinement consciente que son destin politique dépend de la décision du 7 juillet.

« Si les réquisitions du parquet sont confirmées, je serai empêchée de me présenter », déclarait-elle le 3 février sur les chaînes françaises TF1-LCI.

Dans un autre entretien accordé à RTL en novembre 2025, alors que l’appel était fixé pour le mois de septembre, Mme Le Pen avait également réaffirmé son engagement envers le projet global de l’extrême droite porté par le RN, quitte à devoir sacrifier sa propre candidature.

« Je ne vais pas laisser traîner les choses, parce que je me suis engagée à ce que nos idées arrivent au pouvoir. Si je suis empêchée, mais que la Cour de cassation (la plus haute juridiction du système judiciaire français) me donne raison trois ou quatre mois plus tard, il sera trop tard pour mener une véritable campagne présidentielle », expliquait-elle.

De nombreux experts juridiques estiment que la culpabilité de Marine Le Pen a été démontrée lors du procès en appel. Les juges devraient suivre les recommandations du parquet : quatre ans de prison – dont un an ferme (aménageable sous bracelet électronique) –, 100 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité. Ce verdict ne sera pas exécutoire immédiatement.

Bardella prend les rênes

Certains observateurs pensent que la pression est telle sur les juges qu’ils pourraient refuser de rendre une décision qui écarterait Marine Le Pen de la course à l’Élysée.

« Dans le contexte actuel de l’affaire Lyhanna – où les juges subissent de vives critiques – et alors que les factions de la droite radicale font campagne depuis des mois sur une prétendue politisation de la justice, les magistrats pourraient hésiter à endosser la responsabilité de déterminer qui peut ou ne peut pas se présenter en 2027 », analyse Jean-Yves Camus, président de l’Observatoire des radicalités politiques à la Fondation Jean-Jaurès et expert de l’extrême droite.

L’affaire Lyhanna fait référence au meurtre brutal d’une fillette de 11 ans, dont le suspect avait déjà été cité dans quatre affaires distinctes impliquant de jeunes filles ces dernières années. Ce drame est devenu le symbole des défaillances des systèmes politique et judiciaire.

« C’est une chose d’infliger cinq ans d’inéligibilité à un maire ; c’en est une autre d’empêcher la favorite de la présidentielle de concourir », ajoute J-Y. Camus.

Plusieurs partisans de Marine Le Pen et de son parti s’accrochent à l’espoir que les juges autoriseront cette dernière à se présenter, ou du moins qu’ils se contenteront de lui infliger une inéligibilité de deux ans ou moins. « Je suis croyante… donc je crois aux miracles », s’est amusée Mme Le Pen lors de son procès en appel.

Rien ne garantit pourtant une telle clémence, et beaucoup ont désormais intégré le fait que son protégé de 30 ans, Jordan Bardella, serait le candidat du Rassemblement national. En cas de victoire, il deviendrait le plus jeune dirigeant de la France depuis Napoléon Bonaparte.

Très à l’aise sur les réseaux sociaux, l’eurodéputé, qui a pris la présidence du parti en 2022, a même devancé Marine Le Pen à quelques reprises dans les intentions de vote.

Ces dernières semaines, il a semblé particulièrement pressé de prendre la relève.

Début avril, il a officielisé sa relation avec la jet-setteuse et héritière italienne, la princesse Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles, à travers un shooting photo « spontané » en Corse pour l’hebdomadaire Paris-Match.

« Paris-Match est un tremplin pour les prétendants à l’Élysée, et faire la couverture reste un rite de passage pour tout candidat à la présidentielle », souligne Philippe Moreau-Chevrolet, enseignant à Sciences Po et spécialiste en communication politique, ajoutant que ce reportage marquait une entrée « indéniable » dans la campagne présidentielle.

Début mai, il s’est exprimé dans la presse allemande sur la question sensible des retraites, affirmant que le Rassemblement national était « en train d’examiner la question » d’un relèvement de l’âge de départ – une déclaration qui a semé le trouble au sein de son parti.

Marine Le Pen s’est en effet fait un point d’honneur à promettre l’abrogation de la réforme controversée des retraites du président Emmanuel Macron, maintenant l’âge légal de départ à 62 ans, voire 60 ans, avec 40 à 42 ans de cotisations.

Une décision historique

Soucieux de renforcer sa stature internationale, J. Bardella s’est également rendu en Pologne à la mi-juin, où il a rencontré plusieurs alliés de l’extrême droite, dont le président eurosceptique conservateur Karol Nawrocki ainsi que l’ancien Premier ministre Jarosław Kaczyński.

Ce choix de destination le distingue une fois de plus de Marine Le Pen, dont les liens étroits avec la Russie – elle avait notamment contracté un emprunt auprès d’une banque russe pour sa campagne présidentielle de 2017 – sont régulièrement ciblés par ses opposants.

« Ses positions sur les retraites, les affaires internationales et son voyage en Pologne montrent qu’il s’écarte de la ligne officielle de Marine Le Pen. Il est clairement entré en mode campagne. Il n’a pas attendu le verdict du 7 juillet et se positionne déjà comme le candidat du RN pour 2027 », commente J-Y. Camus.

Cependant, les clans Le Pen et Bardella feront front commun pour la cause, tout comme lors du premier procès en février 2025. Si la couloir venait à barrer la route à Marine Le Pen, les dirigeants du RN devraient se rassembler autour d’un refrain bien connu, dénonçant une « république des juges » et invoquant une « justice politique », à l’instar de leurs réactions après le premier jugement.

« Avec tout le respect que je vous dois, laissez-moi vous dire : ce n’est pas une tâche facile », a déclaré Rodolphe Bosselut – l’un des avocats de Marine Le Pen – le 11 février, à l’issue de l’audience d’appel. Il a rappelé à la cour que leur verdict serait « historique » au vu de l’échéance présidentielle imminente.

Sous une pression croissante de la droite comme de la gauche, les magistrats de la cour d’appel de Paris mesurent pleinement le poids de leur décision ; une sentence qui s’avérera décisive non seulement pour la course présidentielle de 2027, mais aussi pour l’avenir politique à long terme de la France.